Valeur centrale de San Procolo

 

 

San Procolo (Saint-Procule) est à la base de la décision du Professeur d’accepter d’être candidat au poste de maire de Florence. L’expérience théorique et pratique d’élever une ville comme Florence au rang de modèle d’une communauté de citoyens guidée par l’Evangile (manuel d’ingénierie salvatrice) n’aurait pas été possible sans le « geste » fondamental et précurseur de la Messe de San Procolo.

Cette dernière représente une déclaration d’intention, à la fois solennelle et irrévocable, qui n’a pas été bien comprise par nombre des contemporains de Giorgio La Pira. Il ne faut pas confondre l’assistanat avec la Charité réciproque, ni la construction d’une Société de Frères avec un rassemblement forcé d’adorateurs du Progrès.

ImageMême quand l’expérience à la tête de la ville a été mise en échec par des jeux politiques allégués comme prétextes, l’aventure s’est poursuivie, avec San Procolo comme point de repère. Tous les dimanches, le Professeur exerçait sa catéchèse laïque et lançait, avec la prière eucharistique de cette communauté « insignifiante », l’action prophétique en direction du monde et des grands de l’histoire, avec la certitude absolue que l’échec terrestre est conjugué au Salut et représente sans équivoque le symbole de la vraie Victoire.

« Vous êtes toujours un vainqueur », lui dit l’un de ses illustres amis juifs après l’abandon de la mairie de Florence, au début de son apparent déclin politique. Cette Victoire, qui plonge ses racines dans le sacrifice eucharistique, est renouvelée tous les dimanches dans le rapport d’amour entre « les pauvres » et le « Christ Ressuscité » au sein l’Eglise de la Badia, dans l’attente du retour au siège original de San Procolo.