Les premières années à Florence (1926-1934)

Le jeune Giorgio La Pira arrive à Florence en 1926. Il suit le professeur avec lequel il prépare sa thèse en histoire du droit romain. Il y vient pour obtenir son diplôme et y restera toute sa vie. C’est un amour immédiat, comme en témoigne ses  premières lettres écrites à sa famille 

ImageA Florence, La Pira étudie, enseigne et participe aux activités caritatives de la mission Saint Vincent de Paul. On le surnomme « le petit professeur » et, quand il prend la parole au cours des réunions de la Jeunesse catholique, on affiche toujours complet.

Entre-temps, il renouvelle son adhésion au Troisième ordre dominicain et choisit comme habitation une cellule du couvent San Marco. Il y restera jusqu’à ce que des bronchites à répétition l’obligent à déménager. Il y reviendra cependant souvent pour prier et partager la table des moines.

En 1928, son désir de se consacrer à Dieu l’amène aussi à être l’un des fondateurs de l’Institut des missionnaires du Christ-Roi voulu par le père Agostino Gemelli , une institution séculaire auprès de laquelle il fera vœu de pauvreté, d’obéissance et de chasteté.

Les années 1930 sont des années de grande effervescence à Florence. On y trouve des poètes et des écrivains et notamment Giovanni Papini, Piero Bargellini. Parmi les personnes qui ont le plus d’influence sur La Pira, on compte don Giulio Facibeni , le fondateur de la « Madonnina del Grappa », ou encore le cardinal Elia Dalla Costa , avec lequel La Pira s’entretient avant de prendre une quelconque décision. Cet homme le défendra très souvent des critiques et de la méchanceté.

La Pira fréquente aussi la maison de don Raffaele Bensi  qui devient son père spirituel et son confesseur. C’est là que naît, comme La Pira le racontera lui-même, l’idée de la « Messe des Pauvres »  dans la petite église Saint-Procule.