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La République de San Procolo

Chez Don Bensi , lieu qui représentait un point de référence pour les étudiants et les intellectuels du catholicisme florentin, une idée originale avait été débattue et adoptée, celle d’instituer une Messe dominicale réunissant tous ceux que la Conférence de Saint Vincent fondée par Giorgio La Pira approchait périodiquement chez eux, à l’asile de nuit et dans les hospices.

Des professionnels, des intellectuels et des étudiants travaillaient au sein de cette Conférence. Ils constituèrent le noyau des amis de San Procolo. Au cours des décennies suivantes, de nombreux autres frères les ont rejoints, certains d’entre eux ont formé un important groupe élu de l’histoire, pas encore complètement dévoilée, du catholicisme florentin.

Il s’agit du magistrat Renzo Poggi, du graveur Pietro Parigi, de l’écrivain Nicola Lisi, d’Enzo Sarti, secrétaire de La Pira au ministère du Travail, âme illuminée de sainteté et frappée très jeune par la mort. Il s’agit encore de Fioretta Mazzei, sa principale compagne dans l’aventure chrétienne, de Marigù Pelleri, l’une des personnalités du groupe de San Frediano, active jusqu’à sa récente disparition dans l’accueil des exclus de la ville, de Luciano Niccolai Gamba, le premier secrétaire de La Pira au Palazzo Vecchio, futur diacre de la cathédrale de Florence, de l’avocat Cavini et de tant d’autres.

Autour d’un groupe restreint de collaborateurs, Giorgio La Pira fit appel à de nombreux artistes et intellectuels alors actifs à Florence qui contribuaient au prestige international de la ville. A la fin des années 1950, ces artistes et ces intellectuels furent les prestigieux auteurs du Foglio di Lettura di San Procolo (la « Page de lecture de San Procolo »).

Cette publication périodique contenait leurs écrits et leurs dessins le plus souvent anonymes. Les Pauvres avaient ainsi, eux aussi, leur revue culturelle qui n’avait rien à envier aux grands titres de la presse et participait, à Florence, à l’histoire littéraire et artistique de l’Italie de l’époque.