La conclusion du Concile (1969)

Au terme du Concile œcuménique, La Pira écrit à Paul VI une lettre dans laquelle il reprend les grandes lignes d’une décennie d’histoire de l’Église à la lumière de l’hypothèse d’un parcours d’unification progressive de l’Église et des nations :

[…] Unité de l’Église et paix dans le monde : voilà le printemps et l’été de l’histoire de l’Église et du monde. C’est là ce que Pie XII (sous la lumière de Fatima) vit et dit. C’est là ce que Jean XIII entendit faire (instinctu Spiritus Santi) en convoquant le Concile […] C’est ce que Paul VI a fait et ce qu’il fait, depuis son élection, en poursuivant le Concile, de l’Encyclique du dialogue (Ecclesiam suam) aux voyages en Palestine, à Bombay, à New York (ONU)…

C’est sous cet éclairage que La Pira propose de nouveau toute l’action qu’il a menée au cours des années précédentes.

[…] Églises d’Orient (Constantinople, Moscou, Alexandrie, Jérusalem, etc.) et d’Occident (Londres, Genève, etc.), Israël, Islam, un mouvement de « convergence », d’« unité » : voilà la motivation qui a animé l’action florentine au cours de la période qui court de 1957 à 1965 !

Et il conclut avec une proposition audacieuse :

[…] Et c’est là qu’une question surgit, une question inévitable : Pourquoi Florence ne pourrait-elle pas refaire pour Pékin ce qu’elle a déjà fait pour Moscou ? […] Ce qui a été expérimenté hier ne peut-il pas être une leçon féconde pour ce qu’il y a à expérimenter demain ?